Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     
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La veille hydrologique

Etat de la ressource en eau et des mesures de gestion en Poitou-Charentes et Sud Vendée (Marais Poitevin) en mai 2017

Le barrage de la Touche-Poupard (79) Ce bilan a été réalisé dans le cadre du RPDE, à partir des données et informations fournies par les structures suivantes : Conseil Régional Nouvelle-Aquitaine, Météo France, Banque Hydrologique, CAEDS, de la Société Publique Locale des Eaux du Cébron (SPL Cébron), des Fédérations de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (FPPMA) des départements Charente (16), Charente-Maritime (17), Deux-Sèvres (79) et Vienne (86) ainsi que du groupement régional, CD 85, CD 16, DDTM 17, DDT 86, DREAL Nouvelle-Aquitaine, DREAL Pays de la Loire, des Services de Prévision des Crues (SPC) Vienne Charente Atlantique et Dordogne, Institution du Fleuve Charente, ODE 85, Grand Poitiers, SIAH Né, SYMBA, EDF, de l'Agence Française pour la Biodiversité (AFB), des Préfectures des 4 départements de Poitou-Charentes (16, 17, 79, 86) et de la Vendée (85), Agence Régionale de la Santé Poitou-Charentes, Eaux de Vienne.

Consultez et téléchargez le Bilan Initial de l’étiage 2017
Consultez et téléchargez le Bilan Final de l’étiage 2016
Téléchargez les bulletins mensuels au format PDF et au format vidéo

Synthèse du moisdeco

Le mois de juin a été plutôt frais et pluvieux en début et fin de mois ; très chaud et sec le reste du temps. Par rapport aux normales saisonnières, les précipitations de juin 2017 sont excédentaires de 40 à 80 % sur le sud du Poitou-Charentes et conformes au nord.

Néanmoins, 84% des piézomètres présentent encore des niveaux inférieurs à la moyenne fin juin. Une situation similaire à celles de 2011 et 2005.

Les débits des cours d'eau sont toujours très inférieurs aux moyennes de saison. Pour certains, le débit de crise (DCR) a même été atteint en fin de mois, avant l'augmentation générale des derniers jours, suite aux pluies orageuses.

D'après les données de la dernière campagne ONDE, la situation est beaucoup moins favorable que les années précédentes. En effet, seulement 20% des stations présentant un « écoulement visible acceptable » fin juin, et 18% sont en état d'assec.

Les stocks disponibles des grands réservoirs sont très faibles par rapport aux années précédentes et commencent à baisser, en lien avec les besoins des différents usages.

Compte tenu de la situation, les mesures de restriction des prélèvements d'eau pour l'usage agricole se poursuivent et s'intensifient. Les usages domestiques (remplissage de piscine, lavage des voitures, arrosage des potagers...) sont aussi restreints dans certains départements.

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Pluviométrie deco

Sources : Météo France ; données fournies par la DREAL Nouvelle-Aquitaine
Bulletin mensuel régional du 7 juillet 2017.

Pluviométrie du mois de juin 2017

Juin débute sous des pluies légères jusqu'au 8 et se termine, à partir du 27, par des pluies orageuses. Le reste du mois a été très chaud, voire caniculaire du 19 au 21. Les cumuls pluviométriques mensuels sont conformes aux normales saisonnières au nord : généralement compris entre 40 et 60 mm, et excédentaires au sud-est des Deux-Sèvres et toute la partie sud du Poitou-Charentes : entre 80 et 150 mm. Aussi, les cumuls sont deux fois plus élevés que la normale sur toute la partie sud de la Charente-Maritime.

Cumuls de mai et juin 2017

Les cumuls pluviométriques du 1er au 30 juin 2017 sont supérieurs aux moyennes saisonnières à Poitiers, Niort et Cognac.A la station de La Rochelle, ils restent inférieurs.

Tableau comparatif entre les cumuls pluviométriques des mois de mai et juin 2017, et les moyennes mensuelles interannuelles :

Cumuls de précipitations (mm)
Station Mai 2017 Moyenne mai Juin 2017 Moyenne juin
Cognac 64,6 65,1 91,8 52,3
La Rochelle 63,6 56,4 36,1 39,1
Niort 51,6 69,9 79,6 59,2
Poitiers Biard 63,0 62,6 57,9 51,5

Consulter les graphiques plus détaillés des stations de référence, sur le site de l’Observatoire Régional de l’Environnement.

Pluviométrie cumulée de novembre 2016 à juin 2017 :

La sécheresse d'avril et les pluies insuffisantes de mai causent des déficits pluviométriques de 20 à 30% sur la période novembre 2016-mai 2017. Le cumul des pluies est inférieur à celui de 2011 mais largement supérieur à la période la plus sèche connue en 2004-2005.

Pluies efficaces :

Les précipitations de juin ne compensent pas le manque de pluies des mois précédents. Ainsi, le cumul pluviométrique de novembre 2016 à juin 2017 reste déficitaire de 10 à 20% sur la majeure partie du Poitou-Charentes et de 25% sur une partie nord des Deux-Sèvres.

Humidité dans les sols superficiels :

Les pluies de juin ont surtout été efficaces dans le sud du bassin, allant de 60 à 70 mm au sud-ouest de la Charente-Maritime et de 10 à 30 mm en Charente. Sur le reste du territoire, les cumuls sont déficitaires, variant de 0 à -20 mm.

Pour en savoir plus sur la météo en région : http://france.meteofrance.com (Consultez le suivi hydrologique de Météo France : Rubrique Climat > Bilans Climatiques)
Accédez aux données de 4 stations météorologiques de la région : Poitiers, Niort, Cognac, La Rochelle.

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Etat de la ressource en eau souterraine en Poitou-Charentes deco

Sources : Réseau Piézométrique Poitou-Charentes, Conseil Départemental de la Vendée, Traitement ORE

Dans l'analyse qui suit, la moyenne mensuelle interannuelle est calculée par rapport aux chroniques historiques et une enveloppe correspondant à 5% du battement de la nappe lui est appliquée. Rappelons que la moyenne interannuelle est calculée d'après un historique de mesures qui est propre à chaque piézomètre et fonction de l'année de sa mise en service, qui est généralement postérieure à l'irrigation. Cette moyenne est par conséquent influencée par les prélèvements

Bien que tardive, la recharge des nappes s'enclenche véritablement en fin d'hiver, suite au retour de pluies plus abondantes. La situation reste marquée par l'absence de recharge significative à l'automne et en début d'hiver. Le début de la phase naturelle de vidange est également affecté par des conditions défavorables à l'infiltration des eaux (faibles pluies et températures plutôt douces), accentuant encore la baisse des niveaux. Ainsi, depuis fin novembre 2016, la majorité des stations présentent des niveaux inférieurs à la moyenne.

En juin, la baisse (de saison) se poursuit malgré des pluies plus conformes aux normales saisonnières.

109 piézomètres présentent une baisse et seulement 3 une hausse fin juin 2017 (par rapport à fin mai). A titre de comparaison, ces chiffres s'élevaient à 13 piézomètres en hausse et 103 en baisse fin mai par rapport à fin avril 2017.

Au 30 juin, 94 piézomètres (soit 84% du parc) ont un niveau inférieur à la moyenne interannuelle (contre 83,6% fin mai) dont 3,6% inférieur aux minima. 16,1 % sont proches ou supérieurs à la moyenne (contre 16,4% fin mai), les 2/3 étant proches de la moyenne

La situation de 2017, en ce 30 juin, se situe au 3ème rang des situations les moins favorables de ces dix-sept dernières années, après 2005 et 2011 à la même période.

Synthèse par type de nappe :

  • Pour les nappes libres : 13,6 % des piézomètres sont proches ou supérieurs à la moyenne de plus de 5% (contre 12% fin mai), dont 9,9% proches de la moyenne ; 86,5% (soit 70 piézomètres) sont inférieurs à la moyenne.
  • Pour les nappes captives : 22,6 % des niveaux piézométriques sont proches à supérieurs à la moyenne de plus de 5% (27,3% fin mai), avec 12,9% proche de la moyenne ; 24 piézomètres (soit 77,5% du parc) sont inférieurs à la moyenne.

Synthèse par département :

  • en Charente, la situation observée fin juin par rapport à fin mai s'est légèrement améliorée : 4,2% des niveaux mesurés sont supérieurs à la moyenne et 8,3 % en sont proches ; 87,5 % (soit 21 piézomètres) sont inférieurs à la moyenne contre 92% fin mai.
  • en Charente-Maritime,la situation s'est aussi un peu améliorée : 23% des piézomètres sont proches ou supérieurs à la moyenne (contre 22,2% fin mai), la moitié d'entre eux en étant proches ; 76,5% sont en-dessous (contre 77,8% fin mai).
  • en Deux-Sèvres, la situation fin juin s'est dégradée par rapport à fin mai : 18,5% des piézomètres sont proches de la moyenne alors que 20,7% en étaient supérieurs ou égaux à la fin mai ; 81,5% sont en- dessous de la moyenne interannuelle.
  • en Vienne, la situation fin juin s'est aussi dégradée : 11,4 % des piézomètres sont proches ou supérieurs à la moyenne interannuelle (contre 14,3% fin mai) ; 31 piézomètres (soit 88,6% du parc) sont inférieurs contre 85,7% fin mai.

Carte représentant l'état des aquifères de la région Poitou-Charentes au 30 juin 2017
Consultez le bulletin de situation des nappes d’eau souterraines au 30 juin 2017

Pour en savoir plus, consultez le site du réseau piézométrique régional.

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Suivi de la ressource en eau souterraine en Vendée deco

Source : Observatoire de l'Eau en Vendée

Etat de la ressource en eau souterraine - Secteur Sud Vendée du Marais Poitevin

Le bulletin de suivi du niveau des nappes en Vendée n'est plus disponible, néanmoins les données (mises à jour quotidiennement) sont toujours consultables et téléchargeables pour chaque station de mesure.

Pour suivre les ressources en eau du secteur Sud Vendée du Marais Poitevin, consultez le bulletin de suivi de l'Observatoire de l'Eau en Vendée.

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Hydrologiedeco

Sources : Banque HYDRO, DREAL Nouvelle-Aquitaine (Département Hydrométrie et Prévision des Crues Vienne-Charente-Atlantique) et Pays de la Loire

Synthèse régionale :

En lien avec l'évolution des précipitations, une baisse générale des débits s'observe au cours du mois de juin, sauf en début et en fin de mois, où les pluies plus abondantes ont permis des hausses ponctuelles. Les débits moyens mensuels restent nettement inférieurs aux moyennes interannuelles pour la quasi-totalité des cours d'eau suivis (voir tableau ci-dessous). Ils sont même jusqu'à plus de 5 fois inférieurs aux normales saisonnières sur 6 stations, notamment sur le bassin du Thouet (3 stations dans ce cas), mais aussi sur l'Autize, la Bonnieure et la Seudre. D'autre part, le débit de crise (DCR) a aussi été atteint lors de la dernière décade sur le Thouet, mais également sur le Clain, la Sèvre Niortaise, la Sèvre Nantaise et la Charente (amont).

Synthèse par station :

Le tableau suivant permet de caractériser la situation de certains cours d'eau du Poitou-Charentes, en comparant le débit moyen mensuel (moyenne des débits journaliers enregistrés ce mois-ci) au débit moyen mensuel interannuel (débit moyen du mois considéré calculé, sur l'ensemble de l'historique des mesures de chaque station).

Tableau récapitulatif des débits moyens mensuels (juin 2017), interannuels et % du rapport entre les 2

Bassin / SecteurCours d'eauLocalisation de la station de suivi Période de référenceMoyenne mensuelle interannuelle de juin(m3/s) Moyenne mensuelle de juin 2017 (m3/s) % entre les deux moyennes
Vienne amont Vienne Étagnac (16) 1969-2016 52,10 29,50 57% (*1)
Vienne aval Vienne Lussac-les-Châteaux (86) 1985-2017 57,10 24,82 43%
Vienne Ingrandes (86) 1918-2017 82,80 33,09 40%
Veude Lémeré (37) 1997-2017 1,15 0,33 29%
Gartempe Gartempe Vicq-sur-Gartempe (86) 2007-2017 30,21 9,10 30%
Creuse Creuse Leugny (86) 1964-2017 51,70 22,30 43%
Clain Vonne Cloué (86) 1969-2017 1,44 0,32 22%
Boivre Vouneuil-sous-Biard (86) 1987-2017 0,53 0,22 41%
Clain Poitiers (86) 1988-2017 9,14 2,84 31%
Clain Dissay (86) 1965-2017 15,20 4,99 33%
Thouet Thouaret Luzay (79) 1971-2017 0,38 0,04 11%
Argenton Massais (79) 1969-2017 1,00 0,17 17%
Dive du Nord Pouançay (86) 1967-2017 2,01 0,52 26%
Thouet Montreuil-Bellay (49) 2012-2017 6,84 0,66 10%
Sèvre Niortaise et Marais Poitevin Lay Mareuil-sur-Lay-Dissais (85) 1969-2017 2,26 0,54 24%
Autize Saint-Hilaire-des-Loges (85) 1971-2017 0,89 0,12 14%
Sèvre Niortaise Azay-le-Brûlé (79) 1971-2017 2,65 1,28 48% (*3)
Sèvre Niortaise Niort (79) 1969-2017 6,40 1,94 30%
Vendée Vendée Pissotte (85) 1993-2017 0,79 0,52 66%
Sèvre Nantaise Sèvre Nantaise Saint-Mesmin (85) 1994-2017 1,52 0,52 34%
Sèvre Nantaise Tiffauges (44) 1968-2017 3,39 0,72 21%
Dronne Lizonne Saint-Séverin (16) 1985-2017 3,62 1,57 43%
Dronne Bonnes (16) 1970-2017 14,40 5,28 37% (*1)
Tude Médillac (16) 1969-2017 1,44 0,47 33%
Dronne Coutras (33) 2004-2017 22,10 7,10 32% (*1)
Charente amont Bonnieure Saint-Ciers-sur-Bonnieure (16) 1968-2017 0,98 0,14 14%
Tardoire Montbron (16) 1967-2017 3,92 1,16 30%
Touvre Gond-Pontouvre (16) 1980-2017 7,85 7,77 99%
Charente Vindelle (16) 1977-2017 16,60 4,36 26%
Charente moyenne Charente Jarnac (16) 1990-2017 32,70 19,18 59%
Charente aval Salles-d’Angles (16) 1969-2017 2,36 0,53 23%
Seugne Saint-Seurin-de-Palenne (17) 1968-2017 4,64 1,64 35%
Charente Chaniers (17) 2004-2017 44,30 18,60 42%
Boutonne Saint-Séverin-sur-Boutonne (17) 1969-2017 3,25 0,96 30%
Seudre Seudre Saint-André-de-Lidon (17) 1970-2017 0,74 0,08 10%

ND : données non disponibles ou nombre de valeurs trop faible pour avoir une moyenne représentative.
* : valeurs de débit journalier manquante (nombre de jours manquants)

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Centrale Nucléaire de Civauxdeco

Sources : EDF, Autorité de Sécurité Nucléaire

Zoom sur la centrale nucléaire de Civaux :

La centrale de Civaux est située sur le bassin de la Vienne, entre les stations débitmétriques de Lussac-les-Châteaux (en amont) et de Cubord (en aval). Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ces réacteurs, celle-ci prélève de l'eau dans la Vienne. Les prélèvements mais également les rejets d’eau (dans le domaine public) de la centrale sont régis par l’Arrêté de rejet de prise d’eau (ARPE) du 23 juin 2009.

Le débit minimum de la Vienne en aval de la centrale doit être de 10 m3/s en moyenne journalière. Le point de mesure réglementaire est situé sous le pont de Cubord.
Un autre point de mesure permet de suivre le débit de la Vienne en amont de la centrale, il s’agit de la station de Lussac-les-Châteaux (point nodal) pour laquelle la valeur de DCR (Débit de Crise) est fixé à 10 m3/s. En dessous de cette valeur, on considère que seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable de la population et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits. Des seuils d’alerte nommés DSA (Débit Seuil d’Alerte) sont définis sur la station de Lussac :
- au printemps : 18 m3/s
- en été : 13 m3/s

C'est la station de Cubord qui fait office de station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale. Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (Décision n°2009-DC-0138 du 2 juin 2009*), « l'exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l'aval du rejet de la centrale supérieur à 10 m3/s ».
La centrale prélève avec ses deux réacteurs en fonctionnement et à pleine puissance un total de 4 m3/s, dont 2 m3/s sont restitués à la Vienne. Si le DSA de 13 m3/s en amont à Lussac est respecté, le débit à 10 m3/s en aval à Cubord (valeur issue de l'ARPE) sera lui aussi respecté.
En outre, les conditions de rejet d'effluents radiochimiques font l’objet d’une réglementation imposant un débit minimal et maximal. Ils sont autorisés lorsque le débit de la Vienne mesuré à Cubord est compris entre 20 et 400 m3/s. Toutefois lorsque le débit de la Vienne est compris entre 20 et 27 m3/s, les rejets donnent lieu à une information de l’ASN. Un régime dérogatoire permet également dans certaines conditions strictes et avec l'accord de l'Autorité de sûreté nucléaire de réaliser des rejets entre 10 et 20 m3/s. Lorsque les conditions de rejet ne sont pas réunies, la centrale stocke ses effluents dans des réservoirs spécifiques.
*Décision n° 2009-DC-0138 de l'Autorité de sûreté nucléaire du 2 juin 2009 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvements et de consommation d'eau et de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 158 et n° 159 exploitées par Électricité de France (EDF-SA) sur la commune de Civaux

Débits de la Vienne au 30 juin 2017 :

  • à Cubord, station débitmétrique de référence = 27,8 m3/s
  • à Lussac-les-Châteaux = 24,82 m3/s

Le débit moyen journalier de la Vienne a été inférieur à 20 m3/s du 15 au 28 juin, obligeant ainsi le stockage des effluents de la centrale pendant ces 14 jours. Au 29, le débit redevient supérieur à 20 m3/s.

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Etat des niveaux d’eau dans le Marais Poitevindeco

Pour consulter les bulletins et les cartes hebdomadaires des cotes instantanées mesurées dans les biefs du Marais Poitevin (marais mouillés de la Sèvre Niortaise, du Mignon et des Autizes), consultez la page dédiée.

Etat des niveaux d'eau dans le Marais Poitevin au 29 mai 2017

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Taux de remplissage des barragesdeco

Sources : Compagnie d'Aménagement des Eaux des Deux-Sèvres et Institution du Fleuve Charente

Contrairement aux années précédentes, les quatre grands barrages de Poitou-Charentes sont loin d'être intégralement remplis avant le début de la période d'étiage. Les volumes stockés commencent désormais à diminuer, en lien avec les besoins des différents usages.

En Deux-Sèvres, le taux de remplissage du barrage de la Touche-Poupard passe de à 72 à 69 % de fin mars à fin juin 2017 contre 45% fin février. Celui du Cébron est de 61 % fin mai et descend à 57 % fin juin.

En Charente, les niveaux de remplissage de Lavaud et de Mas Chaban augmentaient doucement de mars à mai, puis ont baissé en juin : ils vont de 49 % fin mai à 46% fin juin pour Lavaud, et de 56 % fin avril à 55% fin juin pour Mas Chaban.

Deux-Sèvres Charente
Cébron-Puy Terrier (1) Touche-Poupard (2) Mas Chaban (3) Lavaud (4)
Fin juin 2017 57% 69% 55% 46%
Fin mai 2017 61% 72% - 49%
Fin avril 2017 63% 73% 56% 47%
Fin mars 2017 60% 72% 50% 44%
Fin février 2017 12% 45% 30% 19%
Fin janvier 2017 3% 37% - 8%
Fin décembre 2016 1% 37% 13% (au 8) 7%
Fin juin 2016 79% 100% 100% 100%
Fin mai 2016 89% 100% 100% 100%
Fin avril 2016 100% (mi-avril) 100% (mi-avril) 100% 100%
Fin mars 2016 89% (mi-mars) 100% (mi-mars) 100% 100%
Fin février 2016 89% 100% - -
Fin janvier 2016 81% 100% 100% 67%
Fin décembre 2015 49% 62% 41% 12%
Capacité totale (en millions de m3) 11 15 14 10

Pour rappel, les réserves en eau de Lavaud (situé sur la Charente) et de Mas Chaban (sur la Moulde) sont utilisées pour l'irrigation et en soutien d'étiage, elles permettent de réalimenter les cours d'eau en période estivale, période pendant laquelle les niveaux sont au plus bas.

Les barrages du Cébron (situé sur le Thouet) et de la Touche Poupard (sur le Chambon) assurent les mêmes usages et apportent en plus un soutien à l'alimentation en eau potable.

Etat des milieux aquatiques - Suivi Ondedeco

Sources : résultats des campagnes ONDE de l'Agence Française pour la Biodiversité (AFB)

La campagne de mesures de l'Observatoire national des étiages (Onde) caractérisant les écoulements des cours d'eau ont repris pour ce début d'étiage fin mai 2017. Pour rappel, dans le cadre du réseau Onde, des campagnes de suivi usuel Onde ont lieu une fois par mois en période estivale, tandis que la fréquence du suivi de crise est laissée à l'appréciation des acteurs locaux. Les observations caractérisent les écoulements des cours d'eau selon 4 modalités différentes  :

  • classe 1a = écoulement visible acceptable ;
  • classe 1f = écoulement visible faible ;
  • classe 2 = écoulement non visible ;
  • classe 3 = assec.
Pour en savoir plus, consultez la rubrique du site RPDE sur le suivi des écoulements de l’AFB

Les campagnes ONDE de juin 2017 permettent de constater qu'à l'échelle du Poitou-Charentes :

  • seulement 20 % des cours d'eau observés sont en « écoulement visible acceptable » (classe 1a),
  • 53 % présentent un « écoulement visible faible »(classe 1f)
  • 9 % sont en « écoulement non visible » (classe 2)
  • 18 % sont en « assec » (classe 3).

La situation n'est pas favorable pour un mois de juin : 63 stations sont en situation « d'assec » dont 25 situées dans le département de la Charente-Maritime.

La situation observée fin juin 2017 est la moins favorable de ces 5 dernières années. A titre de comparaison, en 2016, le printemps avait été assez humide pour que 97 % des stations soient en « écoulement visible acceptable » fin juin 2016.

Charente Charente-M. Deux-Sèvres Vienne Poitou-Ch.
nombre % nombre % nombre % nombre % nombre %
stations classe 1a "écoulement visible acceptable" 12 15 % 23 20 % 47 7 % 30 31 % 69 20 %
stations classe 1f "écoulement visible faible" 58 72,5 % 56 50 % 28 47 % 42 43,3 % 184 53 %
stations classe 2 "écoulement non visible" 4 5 % 9 8 % 8 14 % 12 12,3 % 33 9 %
stations classe 3 "assec" 6 7,5 % 25 22 % 19 32 % 13 13,4 % 63 18 %
Total stations 80 100 % 113 100 % 59 100 % 97 100 % 349 100 %
Indice ONDE* 9,0 7,4 6,1 8,0 7,7

* Indice ONDE : cet indicateur varie de 0 à 10. 0 correspond à une situation où toutes les stations d'un département sont à sec, et 10 correspond à une situation où toutes les stations présentent un écoulement continu. Il est calculé de la manière suivante : (5* N2 + 10* N1)/N ; avec N = nombre total de stations, N1 = nombre de stations en écoulement continu et N2 = nombre de stations en écoulement interrompu.

Carte Suivi de l'écoulement des cours d'eau de l'Observatoire National Des Étiages en Poitou-Charentes - Campagne de fin juin 2017

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Mesures de restrictiondeco

Sources : Préfectures de la Vienne, de la Charente, de la Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de la Vendée.

Usage agricole :

Compte-tenu de la persistance des conditions climatiques sèches, les mesures de restriction se sont généralement poursuivies et accentuées en juin, à l’échelle du Poitou-Charentes. Au 30 juin, 21 sous-bassins sont concernés par une interdiction totale de prélèvements (contre une dizaine seulement fin mai) :

- Antenne-Rouzille, Arnoult, Boutonne, Bruant, Gères-Devise, Seudre, Seugne, Marais de Rochefort Nord et Sud, Charente-aval et les Fleuves côtiers de Gironde dans le périmètre de l’OUGC de Saintonge
- certains sous-bassins du Clain pour les eaux superficielles : Auxances, Boivre, Clain amont et aval, Clouère, Pallu, Vonne
- des bassins du Marais Poitevin : Marais Nord d’Aunis (zone MP 5.4), Mairais Sèvre-Niortaise (MP 5.3), la Vendée (zone MP 9) et les eaux superficielles des Autizes (zone MP 8) et Curé-Sèvre (MP 6)
- le Layon et le Thouaret en Deux-Sèvres
- la Charente-amont, la Bonnieure, ainsi que le bassin du Né en Charente.

Il est à noter que, le remplissage des retenues à usage d’irrigation et des plans d’eau est interdit depuis fin avril.

Usage domestique :

Sur l’ensemble des Deux-Sèvres et de la Charente-Maritime, les prélèvements d’eau pour les usages domestique et secondaires sont réglementés depuis la mi-juin. Sont notamment interdits par tout temps : le lavage des véhicules de particuliers, l’alimentation des fontaines et des jets d’eau (si celle-ci n’est pas recyclée), le remplissage des piscines, etc. Et une interdiction d’arrosage diurne concerne les potagers, les terrains de sports et les espaces verts. En Charente-Maritime,l’usage de l’eau pour les douches de « plage » est interdit.

21 communes alimentées par la Tardoire, au nord de la Charente, ont pris les mêmes restrictions pour l’usage domestique.

Dans la Vienne, la ville de Poitiers a également restreint l’usage domestique dès le 23 juin, après que le Clain ait atteint son débit de coupure.

Autres usages :

Les man"uvres des vannes et empellements des ouvrages de retenues sont interdits sur les cours d’eau des départements de la Vienne et de la Charente, sur le bassin de la Seugne en Charente-Maritime, ainsi que sur l’ensemble du bassin du Thouet amont en Deux-Sèvres.

En Charente-Maritime, les bassins de la Seudre, Marais bord de Gironde nord et sud, Curé-Sèvre-Niortaise, Mignon et Marais de Rochefort sud sont soumis à l’interdiction de remplissage des mares de tonne depuis le 1er juin.

Pour en savoir plus … http://info.eau-poitou-charentes.org/ Site dédié aux mesures de restriction en Poitou-Charentes

Pour en savoir plus sur les restrictions qui s’appliquent près de chez vous, consultez le site d’Info Eau.

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Alimentation en Eau Potabledeco

Sources : Agence Régionale de la Santé Poitou-Charentes

L'accès à l'eau potable peut être affecté par des problèmes de manque d'eau ou des problèmes de qualité liés à des épisodes de sécheresses (pollution plus concentrée). A contrario, les afflux d'eau importants occasionnels peuvent générer des problèmes de turbidité (eau troublée par des particules en suspension).

A notre connaissance, aucune coupure d'alimentation en eau potable n'a été relevée ce mois-ci.

Pour tout savoir sur l'eau du robinet que vous consommez en Poitou-Charentes, consultez le site de l'Agence Régionale de la Santé (ARS) de Poitou-Charentes.
Il donne accès à des informations pour mieux comprendre les enjeux de l'alimentation en eau potable ou savoir comment est gérée et distribuée l'eau du robinet en région.
Des liens sont proposés vers les dernières synthèses départementales et régionales disponibles sur la qualité de l’eau du robinet. (Rubrique : Services en ligne > Eau du robinet > Synthèses de qualité)
Enfin, vous y suivez de manière régulière les derniers résultats de qualité de l'eau distribuée dans votre commune. (Rubrique : Services en ligne > Eau du robinet > Derniers résultats)

Pour tout savoir sur la protection, la production et la qualité de l'eau potable en Poitou-Charentes, rendez-vous sur le site sur le site du RPDE (Rubrique : Connaître l'eau et ses usages en région-> Eau potable)

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